Les Jeunes Socialistes d'Asnières

Qui est Manuel Aeschlimann ? Un ami « fidèle »

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Maire d’Asnières de 1999 à 2008, Manuel Aeschlimann fut battu et renversé par Sébastien Pietrasanta qui mit alors fin au système Aeschlimann. Mais, le 30 mars 2014, M. Aeschlimann est élu maire d’Asnières avec seulement 70 voix d’avance sur M. Pietrasanta après une campagne âpre et disputée et dont le climat dans l’entre-deux-tours fut plus que délétère.

Manuel Aeschlimann comme nouveau maire, il convient de rappeler qui est cet homme, cet élu. Le 7 avril, nous avons ouvert notre rubrique « Qui est Manuel Aeschlimann ? » avec l’article suivant : Manuel Aeschlimann : le chantre du vote sur enjeux. Aujourd’hui, concentrons-nous sur Manuel Aeschlimann : l’ami. Nous tenons à remercier particulièrement le blog asnierois.org, géré par M. Philippe Petit qui a été la source principale de cet article.

 

Un jeune politicien reconnaissant…

 

Manuel Aeschlimann milite au RPR en 1987. Deux ans plus tard, le maire d’Asnières Michel Maurice-Bokanowski souhaite rajeunir son équipe municipale pour les prochaines élections. Il convainc Frantz Taittinger de rejoindre sa liste. Aeschlimann entre lui aussi au Conseil municipal grâce au soutien de Yves Cornic, alors 1er adjoint de Bokanowski.

Pourtant, celui qui l’a aidé est contraint de démissionner en décembre 1991 à cause de projets d’urbanismes contestés par la population et notamment par plusieurs associations de riverains. Manuel Aeschlimann, en compagnie de son ami Taittinger, sont en réalité précédemment devenus les alliés de toutes ces associations. Bokanowski se trouve obligé de sacrifier son 1er adjoint qui démissionnera.

 

M. Aeschlimann, ambitieux, ne va pas s’arrêter en si bon chemin. En 1991, ils décident de poursuivre sur leur lancée et désirent trahir le maire gaulliste. Rappelons que Manuel Aeschlimann se disait « très impressionné par ce grand gaulliste (maire d’Asnières depuis 1959) »… Il est si impressionné qu’il va pourtant tout faire pour le déboulonner.

Affaibli par la contestation des riverains soutenue dans l’ombre par Aeschlimann et Taittinger, ces derniers savent qu’il est maintenant temps de prendre le pouvoir. Selon les auteurs du livre « 9-2, le clan du Président » :  ils rencontrent alors Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux afin d’avoir des soutiens dans le département et exposent leur plan. Ils ont l’intention de mettre Bokanowski en minorité au sein du conseil municipal, puis de se présenter aux cantonales de 1992 puis aux législatives de 1993. Cette fronde contre Bokanowski les fait exclure du RPR.

En 1993, Frantz Taittinger est donc élu député contre le sortant RPR Georges Tranchant. Manuel Aeschlimann est suppléant. En 1994, Michel Maurice-Bokanowski se trouve, comme prévu précédemment, mis en minorité par sa propre majorité. Il démissionne, provoquant des élections anticipées.
La liste Taittinger-Aeschlimann, sur laquelle figure les responsables des associations de riverains, l’emporte contre le maire gaulliste. Taittinger est élu Maire, Aeschlimann est son 1er adjoint et remportera les cantonales la même année.

 

En 1997, le nouveau maire doit faire face au mécontentement de la population. En effet, des parcmètres ont vu le jour dans la ville. Dès lors, le Collectif contre le stationnement payant en zones résidentielles sera un opposant féroce à la municipalité. Frantz Taittinger abandonne finalement son mandat de maire en décembre 1998 et permet à Manuel Aeschlimann de devenir Maire. C’est en juin 2000 que l’on apprendra qu’il y avait des contacts secrets entretenus entre le 1er adjoint Aeschlimann et le collectif afin de faire plier Taittinger. Dans un tract, le Collectif reconnaît : « Manuel Aeschlimann nous tenait informé de toutes les décisions du maire Taittinger ». Dans L’Express, M. Aeschlimann, lui, se justifie : « Taittinger était déconnecté du terrain, le passage en force sur le stationnement était une erreur […] et puis j’étais au placard ».

 

Un homme qui soutient son équipe…

 

En Mars 1998 ont lieu les élections cantonales. La droite se divise entre le candidat RPR Christian Leblond et l’UDF Bruno Casari. Finalement, c’est Dominique Riera, candidat PS, qui sera élu Conseiller général.

Dans une lettre aux élus de Bruno Casari (UDF), celui-ci explique que le maire Aeschlimann(RPR) l’a soutenu contribuant ainsi à faire battre le candidat de son propre parti.

 

Vous pensiez avoir tout vu ? Vous pensez que l’ami Aeschlimann s’arrêterait là ? Et bien non, raté !

 

Pour les élections municipales de 2001, Manuel Aeschlimann fait croire à sept de ses élus dont Josiane Fischer qui est conseillère régionale RPR qu’il souhaite les reconduire pour la prochaine mandature. Les sept élus mènent campagne et participent financièrement à cette campagne municipale. Finalement, Manuel Aeschlimann dépose une autre liste que celle prévue… Il écarte donc Mme Fischer, Christian Leblond (pourtant 1er adjoint) et 5 autres élus de sa majorité.

 

M. Aeschlimann remporte les élections en 2001 mais finit par perdre en 2008 contre la coalition Pietrasanta-Fischer-Leblond. Mais cette défaite ne le fera pas changer. Afin de garder la mainmise sur l’UMP locale, il tente d’écarter les « espoirs » de la droite asniéroise. Ainsi, en 2011 lors des élections cantonales, Thierry Le Gac (ancien Maire-adjoint de Manuel Aeschlimann) se présente mais perd face à Luc Bérard de Malavas. Durant cette campagne M. Aeschlimann brille par son absence auprès du candidat. Le Gac rend alors Aeschlimann responsable de sa défaite, prétextant son absence de soutien.

 

Le parcours de Manuel Aeschlimann est dicté par son ambition personnelle. Cet élu se donne tous les moyens pour la réaliser… Ces « amis » pourraient vous le dire. Les Jeunes Socialistes d’Asnières déplorent cette façon de faire de la politique qui consiste à utiliser et trahir les individus.

 

 

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