Les Jeunes Socialistes d'Asnières

Qui est Manuel Aeschlimann ? Le chantre du vote sur enjeux

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Maire d’Asnières de 1999 à 2008, Manuel Aeschlimann fut battu et renversé par Sébastien Pietrasanta qui mit alors fin au système Aeschlimann. Mais, le 30 mars 2014, M. Aeschlimann est élu maire d’Asnières avec seulement 70 voix d’avance sur M. Pietrasanta après une campagne âpre et disputée et dont le climat dans l’entre-deux-tours fut plus que délétère.

 

Manuel Aeschlimann comme nouveau maire, il convient de rappeler qui est cet homme. Le 1er volet de la rubrique « Qui est Manuel Aeschlimann ? » se concentrera sur sa théorie du vote sur enjeux.

 

Mais qu’est-ce que le vote sur enjeux ?

 

Avec cette théorie, on transforme le citoyen en consommateur. A partir de là, le politique va donner une offre particulière pour satisfaire ce consommateur. Ainsi, le citoyen disparaît au profit du consommateur.

En d’autres termes, le politique ne vise plus à créer un espace commun, laïc, qui rassemble, au-delà des différences, autour de valeurs communes, tout en respectant les choix individuels de chacun, mais de satisfaire chaque groupe selon ses intérêts contradictoires, avec prime au plus fort.

 

En prônant le vote sur enjeux, Manuel Aeschlimann fait sauter le verrou des valeurs républicaines en changeant de discours selon le public auquel il s’adresse. M. Aeschlimann adoptera son message en fonction de son auditoire et des besoins de celui-ci et il l’assume parfaitement. Dans un article du Monde du 7 mars 2006, il assure que « les électeurs votent en fonction de leurs intérêts personnels et d’enjeux catégoriels ».

 

Lors de la campagne des municipales, il a de nouveau appliqué cette théorie. Nous avons pu voir qu’un de ses tracts était très distribué dans le centre-ville mais totalement absent dans les quartiers plus populaires. Ce tract est celui relatif à la sécurité où Manuel Aeschlimann déclare notamment qu’il mettra en place un couvre-feu pour les jeunes de moins de 16 ans après 23 heures. Document de campagne où il présente son expert à la sécurité en la personne de Charles Pellegrini, ancien policier qui a stigmatisé les immigrés dans une émission TV. Voici un exemple parmi tant d’autres.

 

Chaque citoyen est donc différencié et vu, non plus comme un citoyen, mais comme une cible marketing à qui il faut dire ce qu’il souhaiterait entendre. Un discours différent est donc tenu selon l’origine, l’âge ou encore le sexe. Lorsqu’il était à la tête de la ville, il consacrait des moyens très importants pour cette communication ciblée. Sous sa mandature, on pouvait voir s’ajouter au journal municipal Asnières Infos, Emploi du temps, pour les retraités, et Citadine, pour les femmes ; les jeunes recevaient Passe l’info. Quant aux « petits Asniérois », ils pouvaient lire un éditorial de leur maire dans Martin malin et Martin junior.

 

Cette théorie du vote sur enjeux n’est rien d’autre qu’une nouvelle preuve du cynisme en politique. Ce cynisme éloigne de plus en plus le citoyen du politique et explique notamment ce dégout qu’ont certains citoyens de nos responsables politiques.

 

Le Parti Socialiste d’Asnières s’engage pour sauvegarder les valeurs de la République. Nous nous sommes toujours mobilisés contre le double langage et le cynisme de Manuel Aeschlimann qui font tant de mal à Asnières et à la politique.

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